ABBAYES ET MONASTERES DE LA FRANCE ET DE SES REGIONS.
Connaître pour apprendre, recenser et référencer pour découvrir, étudier pour comprendre, diffuser et transmettre pour protéger,....tel pourrait être défini le but de notre association, et ce
blog se veut être le moyen de cette transmission de cet héritage.
Le chapitre 48 de la Règle bénédictine vise à lutter contre l'Otiositas (ennemie de l'âme), prescrivant ainsi aux Moines un travail quotidien
manuel, meme si il leur est interdit de l'exercer en dehors de la cloture (Chapitre 66).
Leur activité se limite donc au pétrin, au moulin et au jardinage. Leur travail consiste à préparer leur alimentation, et non de la produire.
Les travaux agricoles, à de rares exceptions prets, leurs sont interdits, puisqe Benoît d'Aniane était convaincu, qu'il fallait s'abstenir des gros travaux en l'honneur de leur
sacerdoce. De plus, après l'An Mil, la théorie des 3 ordres conforte cette conviction, qu'ils doivent être nourris. Les monastères sont,
à cette époque, urbains ou en voie d'urbanisation, repoussant les centres d'exploitation agricole à des distances assez éloignées des centres du monachisme. Seuls, les jardins dans l'enceinte
demeurent praticable pour les frères.
Les teres nourricières sont éloignées et donc placées sous la responsabilité d'un moine délégué , le DECANUS, qui réserve un tiers de sa production à la gestion de son centre,
alors que le reste de la production part à l'abbaye mère, le tout en respectant les règles édictées par l'Abbaye (voir la définition de l'économie de Consommation).
Cet éloignement géographique fait qu'il fut l'approvisionner. Ainsi, une partie de récoltes étaient donc vendue pour permettre aux moines d'acquérir des biens de consommation, pr un apport en
numéraire. Les moines bénédictins restent donc à l'origine d'une économie d'échange, fondée sur l'usage d numéraire, ce qui n'était en rien proscrit par la Règle.
Le dernier quart du XIème siècle voit l'accroissement, das la société féodale, de l'utilisation du numéraire pour les échanges, l'augmentation des productions agricoles, l'enrichisement des
centres de production agricole...et tout cela se vérifie aussi pour les abbayes. Cet enrichissement entraîne l'apparition de certains "luxes" dans l'alimentation des frères. Ce climat d'aisance
et de décontraction économique entraîne le développement des opérations commerciales (on traite désormais du victus come du vestictus jadis).
L'approvisionement dépendait donc de moins en moins des ressources en nature mais de plus en plus de celles en argent. Les achats de vivre et de vin se multiplient, et l'écart entre la
vie des moines et les actvités agricoles se creuse.
Association à but non lucratif, nous oeuvrons dans un domaine d'intérêt général, et notre action nécessité néanmoins certains besoins. Nous vous convions à nous rejoindre et à nous soutenir.....
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