Dimanche 3 mai 2009

 Le chapitre 48 de la Règle bénédictine vise à lutter contre l'Otiositas (ennemie de l'âme), prescrivant ainsi aux Moines un travail quotidien manuel, meme si il leur est interdit de l'exercer en dehors de la cloture (Chapitre 66).
Leur activité se limite donc au pétrin, au moulin et au jardinage. Leur travail consiste à préparer leur alimentation, et non de la produire.
Les travaux agricoles, à de rares exceptions prets, leurs sont interdits, puisqe Benoît d'Aniane était convaincu, qu'il fallait s'abstenir des gros travaux en l'honneur de leur sacerdoce. De plus, après l'An Mil, la théorie des 3 ordres conforte cette conviction, qu'ils doivent être nourris. Les monastères sont, à cette époque, urbains ou en voie d'urbanisation, repoussant les centres d'exploitation agricole à des distances assez éloignées des centres du monachisme. Seuls, les jardins dans l'enceinte demeurent praticable pour les frères.
Les teres nourricières sont éloignées et donc placées sous la responsabilité d'un moine délégué , le DECANUS, qui réserve un tiers de sa production à la gestion de son centre, alors que le reste de la production part à l'abbaye mère, le tout en respectant les règles édictées par l'Abbaye (voir la définition de l'économie de Consommation).
Cet éloignement géographique fait qu'il fut l'approvisionner. Ainsi, une partie de récoltes étaient donc vendue pour permettre aux moines d'acquérir des biens de consommation, pr un apport en numéraire. Les moines bénédictins restent donc à l'origine d'une économie d'échange, fondée sur l'usage d numéraire, ce qui n'était en rien proscrit par la Règle.
Le dernier quart du XIème siècle voit l'accroissement, das la société féodale, de l'utilisation du numéraire pour les échanges, l'augmentation des productions agricoles, l'enrichisement des centres de production agricole...et tout cela se vérifie aussi pour les abbayes. Cet enrichissement entraîne l'apparition de certains "luxes" dans l'alimentation des frères. Ce climat d'aisance et de décontraction économique entraîne le développement des opérations commerciales (on traite désormais du victus come du vestictus jadis).
L'approvisionement dépendait donc de moins en moins des ressources en nature mais de plus en plus de celles en argent. Les achats de vivre et de vin se multiplient, et l'écart entre la vie des moines et les actvités agricoles se creuse.

Par L'ASSOCIATION - Publié dans : LE MONACHISME DANS LA SOCIETE - Communauté : Eglises du Monde
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