Dimanche 26 avril 2009
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Au milieu du XIème siècle, deux types de besoin régissent les exigences du monastère :
* Les besoins alimentaires (
Victus) , consistant à la mise en valeur des forces productives de la terre (Le domaine du Monastère)
* Les besoins d'équipement (
Vestictus), qui mettent en oeuvre l'achat (donc l'utilisation du numéraire) par le biais du
Camerarius (percepteur et
gardien des ressources en numéraire
),dont la fonction s'oppose à cell du
Cellerarius (le percepteur et le gardien des produits de la terre).
L'interprétation de la Règle de Saint Benoît (notamment les chapitres 39 et 40) régit la nature des denrées des repas, le nombre de ces derniers, et la quantité servie, le tout en fonction du
calendrier liturgique. La viande des quadrupèdes est proscrite à tous les frères, sauf pour les malades, alors que le pain et le vin, base de l'alimentation monastique, se complètent de
légumineuses, d'herbes et de racines.
En outre, le cellérier doit nourrir les malades, les pauvres, les enfants, les passagers -répondant ainsi au devoir d'hospitalité -, et cette alimentation reste également fortmet encadrée par les
règles et les coutumes. On le voit donc, les besoins de l'Abbaye sont définies à l'Avance, et c'est cette estimation, qui servira de base aux prochaines productions. Car, l'économie d'un monastère
reste une Economie de Consommatio, où les besoins déterminent la production, et non l'inverse, quenous connaissons dans nos sociétés modernes. Les domaines fonciers des monastère, nombreux à
cette époque, servent donc à :
1. Répondre à ce besoin (Victus)
2. La partie restante seravendue, avec, par conséquent, un apport de numéraire, devant servir à réopondre aux besoins du Vestictus.
'abbaye demeure donc un soutien solide à la circulation monétaire. En outre, la partie, affectée aux frères par le Victus, doitrespecter le rituel alimentaire, avec un encouragement à la
viticulture et à la production de céréales panifiables.